Une violence localisée chez les jeunes de banlieue.

 

Certains espaces sont plus touchés par des conflits violents que d'autres. Ces conflits ne sont pas les mêmes suivants les espaces.

Par exemple, on note que dans les banlieues, la violence se manifeste par des rixes entre bandes et des combats. Les vols et les agressions physiques y sont très présents. Selon l’AFP, les viols violents à Paris augmentent, surtout dans les transports en communs. Selon le parisien, 9 501 agressions pour vol ont été comptées au cours des onze premiers mois de l'année en 2010, contre 6 821 à la même époque en 2009, soit une augmentation de 39,3%. Avec 50,3% des vols, Paris est le principal lieu de ces agressions, 27,4% ayant eu lieu dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et 22,3% dans les départements de la grande couronne (Val-d'Oise, Yvelines, Essonne et Seine-et-Marne).

Tout ceci nous ammène la preuve que la majorité des violences de type espace publique se situe donc dans les banlieues, et non dans les campagnes.

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A- L'histoire des banlieues

Déjà à la fin du XIXème siècle, des logements ont été construits pour "loger les classes populaires et ouvrières". Mais c'est au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, dans le contexte de la hausse démographique, du baby boom et de l'immigration que la France se lance dans la construction de "logements sociaux" ,"cités" ou plus généralement appelés "grands ensembles". On observe que le développement des grands centres urbains provoque le départ des ménages populaires vers la périphérie des villes. Le peuplement ségrégationniste des « banlieues » est un processus qui commence très tôt. Friedrich Engels, philosophe et théoricien socialiste allemand relève bien ici les effets de la spéculation capitaliste sur la construction des espaces urbains. Son constat illustre les formes de la réorganisation urbaine à l’œuvre notamment dans la politique des grands travaux parisiens du Second Empire orchestrée par le baron Haussmann.

Une véritable politique publique du logement se met en place, et de nombreux immeubles sont construits en périphérie des villes. Le plan Courant (1953) a pour objectif de faciliter la construction des HLM. Mais c'est l'appel de L'Abbé Pierre en 1954 et le décret du 30 décembre 1958 sur les ZUP qui ont permis la construction des logements sociaux en nombre pour faire face aux besoins de l'époque. 

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Le paysage autour de ces constructions est souvent désert. Mais les classes populaires emménageant dans ces HLM sont souvent heureuses de trouver un logement salubre, doté de WC et souvent vaste par rapport à leur ancien logement.Les populations vivants dans les banlieues sont souvent des migrants provinciaux venant chercher un emploi à la ville. Il y a aussi les immigrés des anciennes colonies françaises.

L'arrivée de cette population massive autour des villes entraîne la délocalisation de certaines entreprises, par exemple l'usine  Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 pour se rapprocher des banlieues. Ce mouvement d’exode est ainsi à la fois le produit d’une exclusion territoriale et d’une auto-exclusion quant au fait de devoir en rabattre par rapport à sa propre aspiration à une mobilité sociale et résidentielle « par le haut ».Depuis la transformation haussmannienne des grandes métropoles et la naissance des banlieues modernes, celles-ci sont le miroir des mutations de la société française : développement de la grande industrie, question du logement ouvrier et populaire ,expansion de l’habitat pavillonnaire individuel, intégration des vagues successives d’immigration,provinciale puis étrangère, construction des grands ensembles et des villes nouvelles, puis crise fin de siècle qui débouche sur des émeutes et un diagnostic de crise urbaine.

 De 1945 à 1975 les « banlieusards » connaissent un taux de chômage très faible, en effet la prospérité économique régnant sur le pays permet une embauche rapide, mais la crise pétrolière suivit de la crise de l'automobile dégrade rapidement la situation jusque-là prospère. C'est donc à partir de 1975 que la banlieue connaît ses premiers problèmes. 

Aujourd'hui, les «banlieues» sont souvent à tort réduites à certaines cités et autres grands ensembles sensibles caractérisés par un déficit d'intégration social, un taux de chômage plus important que la moyenne, l'existence d'une économie parallèle, ou encore des phénomènes de violences urbaines. C’est dans les années 80 que l'on a commencé à parler de crise des banlieues. Depuis, les images de voitures incendiées et d’affrontements entre jeunes et policiers arrosent la une des journaux. Ces cités et grands ensembles sont l'objet de politiques publiques importantes et sont notamment fortement étudiés par la sociologie. Les premières émeutes de France furent celles de 1979, à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, qui opposait des jeunes à des policiers, comme le plus souvent.

 A présent, aussi bien à droite qu’à gauche, les municipalités des villes de banlieue disent vouloir «en finir avec les ghettos» en favorisant la «mixité sociale». Comme on l’a vu, la thématique de la « mixité sociale » n’est pas nouvelle, elle apparaissait déjà dans les débats des années 1960 et 1970, et elle resurgit en 1991 lors du débat qui entoure le vote de la loi d’orientation sur la ville. La banlieue existe depuis très longtemps, et a traversée de nombreuses étapes, qui ont pour but de l'améliorer du mieux que nous le pouvons. En 1959, l'Abbé Pierre lance un appel conduisant à une politique volontariste de logement, et les Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) commencent à se créées. En 1977, un programme «Habitat et vie sociale», pour réhabilité les HLM est mené. En 1981, on a la création des ZEP (Zone d'éducation prioritaire), qui est destinée à mieux aider les enfants et adolescents à l'école, qui permet aux familles de faire des économies sur certains points, comme pour les voyages scolaires. En 1983, une mission est lancée, par Michel Cantal et Roland Castro, celle de « banlieue 89 », qui a pour objectif de réhabiliter et de relier entre elles les banlieues. De nombreuses lois et dispositifs sont aussi créés, comme la création de l'Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles et de l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, ainsi que la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, en 2003. En 2006, création de l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances. Enfin, en 2008, un plan espoir banlieue est mené.

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Fadela Amara,  secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville du deuxième gouvernement François Fillon (2007-2010) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, lors de la présentation du plan "espoir banlieue".



B-Violences urbaines

Les violences urbaines sont définies tels des actes violents, commis ouvertement contre des biens, des personnes ou de symboles des institutions par un groupe généralement jeune, structuré ou non. Cette violence est souvent décrite comme « gratuite », sans revendication. Elle prend pour cible les institutions constitutives du lieu de résidence. Elle peut être interprétée comme une réactions des jeunes face à l'exclusionCes violences urbaines, faiblement organisées, vont du plus simple vandalisme à l'émeute et à la guérilla urbaine. Elles passent par conséquent, par une grande diversité de formes : Razzia dans les commerces, rodéo de voitures volées, racket, rixes entre bandes, provocation  et injures verbales ou gestuelles contre les adultes du voisinage et les agents des institutions, agressions physiques, trafics divers ( dont la drogue ), saccages et pillages...

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Les violences urbaines ne sont pas perçues en fonction d'une qualification juridique. Elles ne sont donc pas considérées comme une infraction spécifique du code pénal mais par rapport à un ensemble de comportements et d'acte plus ou moins violents ayant des caractéristiques précises et perpétrés dans certaines zones géographiques. Par conséquent, un individu ne sera jamais poursuivi au titre des "violences urbaines", mais pour avoir commis l'un des actes constitutifs de ces violences urbaines: violence, incendie volontaire, dégradation de bien, rébellion, etc... Les violences urbaines ont une forte connotation anti-institutionnelle fondée sur la défense d'un territoire et sur une solidarité entre les habitants d'un même quartier.

En France, les premières émeutes datent de 1979, dans le quartier de la Grappinière à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon. Des jeunes affrontaient les forces de l'ordre. Ensuite, des événements de 1981 dans la cité des Minguettes à Vénissieux et à Rillieux-la-Pape , toujours dans la banlieue lyonnaise, connaissent la première couverture médiatique de grande ampleur. La France des années 80 a vu naître les premières grandes émeutes urbaines au travers des incendies de véhicules et des batailles rangées entre jeunes adolescents de banlieue et forces de l'ordre. Néanmoins, les problèmes encourues par les violences urbaines sont anciens. A Chicago ( vers 1919 ), Harlem ( 1935 ), dans diverses villes des USA ( 1943 ), à Watts et Détroit ( 1962 ) puis à Los Angeles ( 1992 ), on en dénombre de nombreux cas ( A noter que dans cette dernière, la communauté Chinoise est intervenue violemment pour mettre fin aux pillages des bandes d'afro-américains. ).

En outre, Les cibles de la violences s'affirme comme étant publiques : Les institutions publiques ( Police, EDF / GDF, postes, écoles, transports, commerçants ) sont les principaux touchées ( Il s'agit essentiellement, d'institutions qui sont en rapport avec les moyens d'intégration et qui proposent quelques chose qui n'existe pas, ou peu, dans le pays d'émigration ). 

 D'un point de vue de la perspective sociologique ( C'est à dire l'étude des phénomènes sociaux ), ces actes mettent en avant la notion d'incivilité, l'absence de civilité où pour se faire entendre et respecter, le personne doit hausser le ton. Or l'espace public ne doit jamais être approprié par un individu, la civilité doit impliquer une certaine neutralité dans cet espace. Il ne faut donc pas imposer à l'autre sa spécificité. De plus, les violences urbaines remettent en cause le fonctionnement de la vie collective basée sur le respect mutuel, la communication et l'échange entraînant, par la suite, un sentiment d'inquiétude, avant de se traduire par des dégradations ( Bris de vitres, de boites aux lettres, de graffitis... ).

Afin de faire face à cette situation, les pouvoirs publics et le gouvernement se sont efforcés de mettre en place des moyens en personnels et matériels pour lutter contre cette incivilité. Ce sont les professions de l'hospitalité : concierges, gardiens, contrôleurs... Face à l'augmentation du sentiment d'insécurité et de la délinquance juvénile de groupes, l'Etat a constaté que la seule prévention sociale ne suffisait plus. Il a donc du adapter l'administration policière en vue d'une réponse rapide, cohérente et systématique.

Toutefois, malgré une relative évolution des orientations politiques visant à réprimer plus qu'à prévenir, de nombreuses carences demeurent.

 

C- Des chiffres à la hausse

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Si la tendance statistique récente est à la baisse générale de la délinquance, certaines infractions, notamment celles constitutives des violences urbaines, sont en très nette augmentation.

De 1950 à 1996, la criminalité a été multipliée par 6,4 sur l’ensemble du territoire. Deux grandes tendances se dégagent : une relative stabilité des homicides, des atteintes aux mœurs et des infractions contre la plupart des réglementation et, en parallèle, une explosion des vols, des infractions à la législation sur les stupéfiants et des dégradations. Le nombre de crimes et délits constatés est passé de 3 170 970 en 1987 à 3 559 617 en 1996. La même année, les crimes et délits contre les personnes représentent 5,57% de la criminalité globale. Les coups et blessures volontaires ont augmenté de 6,09% par rapport à 1995, les destructions et dégradations de biens de 6,34% dont plus de 11% pour les incendies commis contre les biens publics ou privés. De façon générale, on observe un accroissement des coups et blessures volontaires qui sont à 72% commis en zone urbaine, et une hausse de près de 40% en 10 ans (de 1986 à 1996) des dégradations ou destructions de biens privés ou publics. Entre 1994 et 1995, les incendies volontaires de biens publics représentaient plus de 38% des destructions, contre 14% d'incendies volontaires de biens privés. On constate également un nombre de plus en plus élevé de mineurs mis en cause. La part des mineurs dans l’ensemble des personnes mises en cause s'élève à 19,87% en 1997 contre 17,87 en 1996, 15,92% en 1995 (12% en 1989 et 13% en 1990).

Selon la classification de la direction centrale des Renseignements généraux (DCRG), les violences urbaines ont connu une ascension fulgurante depuis 1992.
Dans un autre rapport de la DCRG, il apparaît que le nombre de personnes blessées dans le cadre de violenes urbaines a lui aussi augmenté : 1 160 blessés en 1993, 1 642 en 1996. Les affrontements entre bandes de jeunes étaient de 136 en 1996 contre 100 en 1995.
En 1997, les violences urbaines ont été à l'origine de la mort de 15 jeunes. 1 973 autres ont été blessés. Ils est également fait état de l'accroissement considérable des incidents du type violences collectives de jeunes dénuées de connotation anti-institutionelle, et des confrontations entre bandes rivales pour le contrôle d'un trafic illégal.

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Les violences urbaines, phénomènes collectifs et juvéniles visibles, exposés à la vue de tous et médiatisés, comportent tous les éléments favorisant la création ou le développement du sentiment d'insécurité.

Si l'utilisation des statistiques est indispensable pour suivre l'évolution de la délinquance, leur interprétation nécessite la plus grande prudence. Les chiffres bruts ne veulent rien dire si l'on ne tient pas compte des nombreux facteurs influencant leur recueil.

 

D- Un climat socio-économique pesant

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Bien que dès les années 1982 les allocations familiales et le SMIC aient augmentés, les ressources monétaires sont souvent insuffisantes pour vaquer aux besoins multiples d'une famille nombreuse. Les enfants connaissent souvent des difficultés dès la maternelle. Les lacunes s'accumulent au cours du cycle primaire (compréhension à l'oral mais surtout difficultés en orthographe et en grammaire.) Les bilans faits à la sortie du collège sont inquiétants. Les jeunes de banlieues (en grande partie issue de l'immigration) sont, dans leurs scolarité en grande difficulté : c'est l'échec scolaire.

Dans les collège de banlieues nombreux sont ceux qui partent du collège sans le diplôme du brevet des collèges. Pour donner un exemple concret, une étude du journal Le Monde montre qu'en 2005; le taux de réussite au DNB était de 54.1% dans un collège de banlieue, alors que le taux de réussite sur l'ensemble de la France était de 79.4%. Les jeunes considèrent plus les écoles comme des lieux d'exclusion ou de répression que comme des lieux d'accueil et d'éducation.

Dans cet échec on distingue 3 facteurs ; l'école, l'élève et les parents :

 - Les élèves manquent de repères, et sont parfois en situation d'anomie face aux normes.  Ils ont peur de décevoir et leur échec aboutit à des blocages scolaires et des pertes de motivation.

Au collège, les jeunes ont des difficultés à suivre des cours "classiques" (émiettements des cours, des matières, empilements des séquences courtes, changements de salles). Au lycée leur réaction à la conception classique des cours sont l'ennui, le manque de motivation, des attitudes de provocation et plus rarement des oppositions ou des hostilités. Chez certains élèves le manque de motivation aboutit à un absentéisme dans l'établissement.

 - Les parents face à cet échec scolaire font en quelque sorte une "démission parentale" et abandonne toute poursuite d'autorité.

 - L'école connaît plusieurs échecs. Les enseignants éprouvent une impossibilité à apprendre la lecture et apporter les bases de la culture classique. De plus, dans les établissements tels que le collège ou le lycée il n'y a pas de différenciation du cursus scolaire.

Pour ces jeunes de banlieue, la réussite comme l'échec ne semblent porteur d'aucune promesse de vie désirable.

Pour tous, après les études, il y a la vie professionelle. Là encore la banlieue échappe à la règle. Le taux de chômage prépondérant, surtout chez les jeunes, fait baisser les bras à nombreux d'entre eux. 

Dans les banlieues le chômage et la discrimination à l'embauche sont source de désespoir. Le manque d'entreprises dans les zones de banlieues, le manque de qualification des candidats, la discrimination des jeunes issu de l'immigration sont les raisons majoritaires de ce taux de chômage important . En 2004, 20,7% des habitants de banlieues sont au chômage. Chez les 15 à 25 ans 36% des hommes et 40% des femmes se retrouvent sans emploi. En 2005 malgré la période d'embellie sur l'emploi le taux de chômage ne cesse d'accroître. Certains jeunes qui poursuivent des études universitaires se retrouvent au chômage ou dans des emplois sous-qualifié. Pour les jeunes vivant en banlieue, déjà en 1999, le taux de chômage était de 39%. L'Etat a essayé de leur fournir des "outils" d'aide comme le contrats par l'Etat pour l'embauche des RMIstes, des pactes juniors (contrat en alternance pour jeune sans qualification professionnelle), un accompagnement des jeunes dans leur insertion dans la vie sociale, des exonérations de charges si les entreprises embauchent au moins un tiers des habitants du quartier et la validation des acquis de l'expérience (VAE) qui permet de certifier des connaissances acquises sur le terrain. D'après un article du monde daté du 11janvier 2006, "le taux de chômage français était de 10%, celui des jeunes de 20% et celui des jeunes de cités de 40% ". Ces chiffres sont alarmants, il dénonce une inégalité importante devant l'emploi selon l'âge et le lieu de résidence. De plus une "études des émeutes urbaines américaines" démontre que c'est le chômage et "non la pauvreté" qui est l'un des "facteurs majeurs" expliquant les soulèvements urbains.

Concernant les discriminations "les chartes de diversité" ont été signées par plus de 200 entreprises mais sont parfois un "leurre".

 La pluriethnicité, un faible niveau d'intégration, un taux de chômage plus élevé que la moyenne, une grande pauvreté, une forte proportion de jeunes et des structures familiales dissociées sont les principaux faits caractéristiques des lieux ou apparaissent et se développent les violences urbaines.

Commentaires (5)

1. le chasseur (site web) 10/02/2017

en France on doit respecter les lois .on respecte la police ;les gendarmes;les enseignants.marre de tout ces connards qui casse ;qui brule des vehicules ; qui agressent.il va falloir faire un grand menage en france.former des equipes de chasseurs de dealers;de terroristes.faire des descentes dans les banlieues.aux armes citoyens ;formé vos bataillons.

2. leduc (site web) 10/02/2017

2000 ans que le monde musulmans est en conflit sur la planète.a l avenir le monde musulmans va disparaitre .les musulmans n ont jamais existé.cette date sera historique.

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3. Yves Marcoux 24/05/2016

Excellent article sur le problème des banlieues en France !

Donc merci bien pour cette analyse judicieuse !

4. @YTScoopY 29/10/2015

Merci tu m'a bien aidé pour mon exposé!

5. Raton laveur 21/11/2013

Fautes d'orthographe ...!

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